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Bitch Please !

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Anie Matois

du 22 février au 29 mars 2025


Entre tradition et modernité, entre rires et revendications, cette exposition invite à explorer un univers artistique où l'intime devient politique, où les matériaux "féminins" se font porte-voix d'une émancipation collective.


L'expression "Bitch please!", issue de la culture populaire notamment afro-américaine et queer, est une réplique tranchante, teintée d’humour et de dérision, pour rejeter une idée absurde ou prétentieuse. Elle incarne parfaitement l’esprit de cette exposition.

"Bitch Please!" porte un propos féministe et politique, mais avec un ton léger, parfois irrévérencieux, toujours sincère. C'est une exclamation, un cri, une posture : celle d’une rébellion joyeuse et mordante face aux diktats imposés par la société. Loin des leçons de morale, c'est avec humour et dérision que sont soulignées les contradictions et les injonctions absurdent qui façonnent nos vies.

Fascinée par les techniques traditionnelles telles que la broderie & la couture, ma pratique trouve son origine dans le quotidien et dans des récits personnels, mais elle cherche à résonner plus largement. Ce que la société juge de notre corps, de nos choix, de nos désirs, et la manière dont ces jugements nous emprisonnent, sont au cœur de ma réflexion. À travers des pièces colorées et des matériaux souvent associés à l’intime ou au "féminin", je m’approprie et détourne ces techniques pour exprimer une revendication libératrice. Dans mes œuvres, les matières dialoguent entre elles pour refléter des tensions : entre tradition et modernité, entre oppression et émancipation.

Cette proposition s’inscrit dans un désir de rendre l’art plus inclusif, ludique et accessible, tout en dénonçant, avec ironie, les discours aliénants qui façonnent nos quotidiens.

C'est une invitation à reprendre le pouvoir sur nos récits, nos corps, et nos identités. "Bitch Please!", c’est une affirmation collective et personnelle : l’art de dire non, avec éclat, à tout ce qui entrave notre liberté.

Elle invite à réfléchir, et surtout, à oser être soi-même, sans compromis.


Anie Matois


Dans mes œuvres, les matières dialoguent entre elles pour refléter des tensions : entre tradition et modernité, entre oppression et émancipation.



Photo : Guillaume Haurice
Photo : Guillaume Haurice

Anie Matois


Anie Matois (née en 1996 à La Réunion, diplômée de l'ESA Réunion) propose une réflexion qui trouve un fondement dans ses origines créoles métissées où se mélangent différentes cultures et traditions, et s'accompagne d'une remise en question de ses expériences personnelles.

Sa production s'articule autour d'un questionnement sur l'identité et l'intimité, et est entre autres traversée par des valeurs féministes et la lutte contre la grossophobie.

Sa pratique pluridisciplinaire interroge la représentation et la condition des femmes et minorités de genre, étant à la limite entre le privé et le collectif, le culturel et le politique.






  • 3 artistes qui ont compté pour toi

    - Nan Goldin – Pour son regard intime et brut sur les corps, les identités et les marges. C'est à travers son travail que j'ai décidé de capturer la violence du regard social et de questionner a liberté du corps face aux normes imposées.

    - Aubrey Longley-Cook – Pour son utilisation de la broderie comme médium queer et narratif. Il fait dialoguer le textile avec la culture ballroom.

    - Éric Pougeau – Pour son usage du texte comme outil de provocation et de dénonciation. Comme lui, j'inscris des mots durs et violents sur des supports inattendus (sous-vêtements, broderies), créant un contraste troublant entre fond et forme.


  • Un mot pour qualifier ton travail

    Subversif.

    Parce que mon travail détourne des techniques artisanales associées au féminin pour en faire des armes de contestation, tout en mêlant critique sociale, humour et affirmation identitaire.


 

Bitch Please ! est à retrouver sur notre site et notre boutique en ligne à partir du 22 février






 


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